Edito
Ne pas perdre ses enfants et gagner sur les revendications.
Le 18 novembre, le chef d’Etat major des armées a déclaré devant le congrès des Maires de France qu’il allait falloir « accepter le risque de perdre ses enfants et de souffrir économiquement ».
Le Président Macron l’a depuis réassuré de « toute sa confiance ».
Ainsi donc, les salariés et la jeunesse de ce pays se voient voués au sacrifice et sommés d’abdiquer sur les revendications et la défense de leurs droits au nom de l’effort de guerre.
Pour faciliter cette politique, Macron et Lecornu auraient bien besoin de l’assentiment des Organisations Syndicales.
C’est d’ailleurs ce qu’ils recherchent à travers l’organisation de la conférence sociale sur le travail et les retraites dont le coup d’envoi officiel est fixé au 5 décembre, et à laquelle le MEDEF a déjà indiqué ne pas vouloir participer. Après le leurre de la suspension de la réforme Macron-Borne, l’objectif du gouvernement est bien d’associer les confédérations syndicales afin d’éloigner toute perspective d’abrogation voire d’imposer la réforme par points réclamée à cor et à cris par la CFDT, et d’ouvrir la voie à la capitalisation.
Dans la cadre du congrès de la FEC, la résolution de la CNP des Organismes Sociaux a été on ne peut plus claire sur le sujet considérant que « comme pour le conclave de Bayrou, FO n‘a rien à y faire ».
Tenant sur une tête d’épingle et en proie à une crise politique extrêmement profonde, le gouvernement use donc de toutes les méthodes possibles pour aller au bout de ses intentions. Il lui faut, malgré les contradictions, avancer sur les orientations annoncées par le 1ᵉʳ ministre concernant les budgets 2026 et poursuivre l’offensive contre la Sécurité Sociale. L’annonce faite sur le dépôt d’un projet de loi visant à créer une Allocation Sociale Unique fait partie de l’arsenal.
Les attaques sur la Sécurité Sociale ont pour corollaire le barrage dressé face aux revendications des agents. A l’Ucanss, il est toujours possible de discuter de ce qui ne coûtera pas d’argent, mais pas de négocier en lien avec les préoccupations véritables des collègues. Ainsi, à quelques encablures de la NAO salaires du 16 décembre, rien ne laisse présager que la Fédération Employeur disposera d’un mandat pour discuter de l’augmentation de la valeur du point.
Dans ce contexte, il est plus que jamais essentiel de rappeler ce qu’est la Sécurité Sociale de 1945 pour comprendre en quoi la défendre est vital et pourquoi, dans nos organismes, ce combat est en lien avec celui mené pour la satisfaction des revendications.
La suite du JEC est disponible dans le document à télécharger et l'intégralité est également disponible via le lien vers la version Madmagz :
https://madmagz.app/fr/viewer/69297cfe264e450014bde9f6
Contact : Frédéric NEAU - Secrétaire Général de la Section Fédérale des O. Sociaux au 01 48 01 91 35
































